Fort de la Galline Port-Vendres (66)
“Les Veilleurs de ruines”
Dans une bâtisse en ruine, des personnages silencieux émergent du bois flotté, telles des âmes en errance.
Debout ou assis, ils habitent le vide, veillent le lieu, dialoguent avec les murs couverts de cicatrices.
Ils incarnent la mémoire, la perte, la résilience.
Toulouse 31
“ Lignes de vie "
Ces personnages dévoilent ce que le corps cache habituellement : une anatomie instinctive où apparaissent des fragments d’os, de muscles et d’organes. La nature semble avoir elle-même façonné cette anatomie, comme si le corps humain était déjà inscrit dans le bois.
Cerbère incendie 2023 (66)
“Mémoire des cendres”
Ces étranges créatures nous témoignent l'effrayante réalité de ce monde irresponsable et désinvolte.
This is the end beautiful friend this is the end, my only friend, the end.
Les Doors.
Forêt de Bruniquel (82)
“Présences dans les bois”
Photographie Felix Bender
Dans la forêt de Bruniquel, des personnages émergent du sous-bois, tels des fragments d’humanité oubliés.
Ils portent en eux les stigmates du temps, des fleuves, de l’abandon.
Présences fragiles et silencieuses, ils se tiennent là, entre apparition et effacement, comme si la nature elle-même les avait façonnés.
Ils n’imposent rien, mais interrogent ; ils ouvrent un espace de questionnement poétique.
Banyuls-sur-mer (66)
“Le lecteur”
Mes sculptures racontent des fragments d’humanité à travers des éléments que la mer a façonnés. Je ne transforme pas le bois je le laisse me guider. Le lecteur, c’est l’image d’un moment de paix intérieure, dans un monde qui bruisse de mouvements.
Photographie Sébastien Martre Rosa
Cerbère (66) Plage de Peyrefite
“Échoués”
Des êtres de bois, habités de silence,
échoués entre mer et terre.
Vestiges humains, debout malgré tout,
porteurs d’un souffle oublié.
Cerbère tunnel urbain (66)
“Passagers clandestins”
Dans ce tunnel saturé de graffitis, au cœur du passage souterrain de Cerbère entre terre et mer, entre France et Catalogne apparaissent des personnages silencieux.
Sans revendication ni ostentation, ils observent.
Ou peut-être entendent-ils les colères gravées dans les murs.
Figures d’exil, de passage, de frontière, ils incarnent l’errance, la mémoire et la migration.
Bordeaux (33)
“Tous seuls ensemble”
Des personnages fantomatiques, figés dans des postures d’isolement, composent une scène silencieuse. Tous se tiennent à distance les uns des autres, regardant ailleurs, hors du champ collectif, comme s’ils ne partageaient plus ni le temps ni l’espace.
Chacun semble absorbé dans son propre monde : un regard dans un miroir, un écran, un cri vers le ciel. Aucun lien ne les unit, aucun échange ne circule.
Au sol, des téléphones portables, enfermés sous verre ou figés dans la résine, deviennent les reliques d’un dialogue disparu.
Cette installation interroge l’hyperindividualisme contemporain dans un monde saturé de connexions, comment expliquer cette solitude partagée ?
Pourquoi, alors que nous sommes tous connectés, sommes-nous parfois…tous seuls ensemble ?
Cette sculpture en bois est née de l’observation du grand panorama peint en 1889 sous la coupole de la Bourse de Commerce à Paris. Je me suis inspiré de la posture de l’un de ses personnages, de son mouvement et de la tension de son corps. J’en ai ensuite librement réinterprété l’attitude à travers le bois flotté, dont les formes naturelles donnent au personnage toute sa dimension organique.
Galerie (sans titre)
Photographie Laurent Llobet

